Claudio FRANCIA Poète, artiste, vidéaste
Claudio FRANCIA Poète, artiste, vidéaste
In principio vi fu gran tribolazione. Come diceva Quevedo: "La vita comincia tra lacrime e cacca". Il prosieguo, forse dovuto a un calo di spleen, dopo tanto essersi chiesto quale fosse la ragione dell’essere là (qua) e soprattutto per che cazzo fare, o di un migliorato self-control esistenziale, fu un po’ meno affliggente. Ora che forse, verso le ore vespertine, buie ed esaltanti insieme, volgono al termine le poetiche danzanti, a giorni ballerine, a cui con passione ho destinato i miei affanni con slanci rabbiosi alternati a futili, incongrui ripensamenti, posso tirare, anche se in questo caso l’aritmetica è di poco aiuto, le somme, ma non ancora i remi in barca.
Partito dal presupposto, che un giorno avevo condiviso con me stesso, che “non c’è verso di scriverne
uno”, scritto in una poesia di gioventù, a cui in un’altra avevo aggiunto “ho fatto un solo errore, nella mia vita, ho sbagliato tutto”, come ci fosse stato, a mo’ di epilogo, un’uscita naturale e a testa alta, avevo fatto del mio verso, più moderno di quello antico, un autodafé tutt’altro che transitorio. Sulla base di tali constatazioni mi ero detto: “Siamo sulla strada giusta, perché fermarsi 'en si bon chemin' ?”
Così, senza ripieghi, i miei interessi si sono rivolti alle più contemporanee sperimentazioni con la ormai abbandonata e, a volte, rimpianta macchina da scrivere. Ho costruito testi, segni, forme e immagini bidimensionali, che via via diventarono, con l’aggiunta di oggetti e supporti vari, sempre più tridimensionali. Adriano Spatola dall’Italia (abitavo già a Parigi) mi invitò a pubblicare le mie “vecchie” (non tutte riarse) poesie lineari e le nuove visive sulle sue riviste Geiger e Tam-Tam. Insieme a lui il mio “périple” creativo e artistico iniziò una nuova stagione, una nuova scrittura e una nuova avventura. Col tempo le mie nuove poesie uscirono dalla pagina ed entrarono nelle gallerie e nei musei. Dall’esplosione e dallo sconfinamento tipografici, che iniziavano una sorta di riscatto estetico della parola poetica, anche oggetti della vita quotidiana, a sapere sigari, scacchiere, modellini, libri sonori rinchiusi in una sovraccopertina metallica, diversi tipi di maccheroni, a cui seguì la mia serie di “Poesia Maccheronica” avente per sfondo slogan del ’68 parigino, ecc., entrarono a far parte delle mie costruzioni ed elaborazioni poetico-artistiche. In certi lavori ho tentato di legare insieme, pittura, scrittura, musica, oggetti sonori, film, in un contaminante e sedimentante assemblaggio dei vari codici per tendere verso quell’idea antica e moderna di un’arte totale o totalizzante.
Fuori da un contesto in apparenza ludico, malgrado l’ironia di certe creazioni, e benché non sia teatro, alcune di queste opere non mancano di una funzione e di un fondo drammatici. Come diceva Ionesco, citando Duhamel: “l’umorismo è la cortesia della disperazione”.
Poi venne un momento in cui la mia mente si lasciò prendere la mano da strutture più preziose, complesse e imponenti. Interi poemi, iper-partiture musicali, scritti e composti ad hoc, completati da immagini di opere classiche “lamellizzate” o ridotte in microframmenti, e inserite, queste, tra i versi o le note musicali, alla maniera inversa di quella dei “decollagisti”, presero forma creando una vibrazione visiva e poetica insieme. Il tutto costruito su spessa carta da imballaggi che, stagliandosi in monumentali verticalità, non sono facili da installare nemmeno negli alti soffitti dei musei, poiché arrivano facilmente ai cinque, sei metri di altezza.
Il mio lavoro, come ha scritto la critica Laura Monaldi, “è carico d’ironia, e va dal grado zero della scrittura a quello del ribaltamento dei miti e oggetti della cultura contemporanea investendoli di nuovi significati, spesso dissacrandoli e decontestualizzandoli, sfiorando volutamente il paradosso”. E a Eugenio Miccini di aggiungere: “I lavori di Claudio sono ‘esorcizzati’ da quel carattere purificatore dell’ironia che equivale a una presa di posizione, che dirige uno sguardo graduato dal sorridente al beffardo, dal divertito al sarcastico. E se non gli facesse difetto il cinismo, dovrei accostarlo all’esperienza pop”. Anche le mie forme di creazione artistica in generale e di poesia visiva in particolare, come diceva Adriano Spatola del suo lavoro, ma che posso fare mio, “sono caratterizzate dalla provocazione controllata, di aperture semantiche a largo raggio… fondate non più soltanto sulle leggi estetiche ma anche su quelle statistiche, rappresentando un passo decisivo verso il rinnovamento radicale dell’immaginazione”.
Au commencement, il y eut une grande tribulation. Comme le disait Quevedo : «La vie commence entre les larmes et le caca.» La suite, peut-être due à une baisse de spleen, -après m'être longtemps demandé quelle était la putain de raison d'être là (ici) et surtout pour quoi faire- ou à une meilleure maîtrise du moi existentiel, fut un peu moins affligeante. Maintenant que, au crépuscule, sombre et exaltant à la fois, les arabesques poétiques, parfois les volutes, auxquelles j'ai passionnément consacré mes efforts avec des élans soit rageurs soit futiles, et des reconsidérations incongrues, touchent à leur fin, je peux tirer -même si dans ce cas l'arithmétique n'est guère utile- les conclusions, mais pas encore ma révérence.
Partant du principe, que j'avais un jour partagé avec moi-même, que «non c’è verso di scriverne uno*», écrit dans un poème de jeunesse, auquel j'avais ajouté ailleurs «je n'ai commis qu'une seule erreur dans ma vie, je me suis trompé sur toute la ligne», comme s'il y avait eu, en guise d'épilogue, une sortie naturelle et la tête haute, j'avais fait de mon vers, plus moderne que l'ancien, un autodafé tout sauf transitoire. Sur la base de ces constatations, je m'étais dit : «Nous sommes sur la bonne voie, pourquoi s'arrêter en si bon chemin?»
Ainsi, sans regrets, mes intérêts se sont tournés vers les expérimentations les plus contemporaines en laissant de côté la machine à écrire désormais abandonnée et parfois regrettée. J'ai construit des textes, des signes, des formes et des images bidimensionnelles qui, avec l'ajout d'objets et de supports divers, sont devenus de plus en plus tridimensionnels. Adriano Spatola, d'Italie (je vivais déjà à Paris), m'a invité à publier mes « vieux » poèmes linéaires (pas tous reniés) et mes nouveaux poèmes visuels dans ses revues Geiger et Tam-Tam. Avec lui, mon «périple» créatif et artistique a entamé une nouvelle saison, une nouvelle écriture et une nouvelle aventure. Avec le temps, mes nouveaux poèmes sont sortis de la page et sont entrés dans les galeries d’art et les musées. À partir de l'explosion et de la transgression typographiques, qui ont marqué le début d'une sorte de rédemption esthétique du mot poétique, même les objets de la vie quotidienne, à savoir les cigares, les échiquiers, les maquettes, les livres sonores enfermés dans une jaquette métallique, différents types de macaronis qui ont abouti à ma série Poesia Maccheronica ayant pour toile de fond les slogans de mai 68 à Paris, etc., ont fait partie de mes constructions et élaborations poético-artistiques. Dans certaines œuvres, j'ai tenté de relier entre eux la peinture, l'écriture, la musique, les objets sonores, les films, dans un assemblage contaminant et sédimentant des codes différents pour tendre vers cette idée ancienne et moderne d'un art total ou totalisant.
Au-delà d'un contexte en apparence ludique, malgré l'ironie de certaines créations, et bien qu'il ne s'agisse pas de théâtre, certaines de ces œuvres ne manquent pas d'une fonction et d'un fond dramatiques. Comme le disait Ionesco, citant Duhamel : «L'humour, c'est la politesse du désespoir.»
Puis vint un moment où mon esprit se laissa emporter par des structures plus précieuses, complexes et imposantes. Des poèmes entiers, des hyper-partitions musicales, écrits et composés ad hoc, complétés par des images d'œuvres classiques « lamellisées » ou réduites en microfragments, et insérées entre les vers ou les notes de musique, à l'inverse de la manière des «décollagistes», ont pris forme en créant une vibration à la fois visuelle et poétique. Le tout construit sur du papier d'emballage épais qui, se détachant dans une verticalité monumentale, n'est pas facile à installer, même dans les hauts plafonds des musées, car il atteint facilement cinq à six mètres de hauteur.
Mon travail, comme l'a écrit la critique d’art Laura Monaldi, « est chargé d'ironie, et va du degré zéro de l'écriture à celui du renversement des mythes et des objets de la culture contemporaine, en leur donnant de nouvelles significations, souvent en les désacralisant, en les décontextualisant et en frôlant délibérément le paradoxe ». ... Et Eugenio Miccini d'ajouter : «Les œuvres de Claudio sont «exorcisées» par ce caractère purificateur de l'ironie qui équivaut à une prise de position, qui dirige un regard gradué du souriant au moqueur, de l'amusé au sarcastique. Et s'il ne manquait pas de cynisme, je devrais le rapprocher de l'expérience pop.» Mes formes de création artistique en général et de poésie visuelle en particulier -selon les mots d’Adriano Spatola à propos de son travail, auxquels j’adhère complètement- «sont caractérisées par une provocation contrôlée, par des ouvertures sémantiques à large spectre... fondées non plus seulement sur les lois esthétiques mais aussi sur les lois statistiques, représentant un pas décisif vers le renouvellement radical de l'imagination.»
* jeu de mot : « Il n’y a pas moyen ["verso" en italien qui signifie aussi vers de poésie] d’en écrire un [de vers] »
In the beginning, there was great tribulation. As Quevedo said: “Life begins amid tears and poo”. What followed, perhaps due to a decline in melancholy, after wondering for so long what the reason was for being there (here) and, above all, what the hell to do, or perhaps due to improved existential
self-control, was a little less distressing. Now that perhaps, towards the evening hours, dark and exhilarating at the same time, the poetic dances, days of spinning, to which I have passionately devoted my anxieties with angry outbursts alternating with futile, incongruous second thoughts, are coming to an end, I can draw conclusions, even if in this case arithmetic is of little help, but I cannot yet rest on my laurels.
Starting from the assumption, which I had once shared with myself, that “non c’è verso di scriverne uno* ”, written in a poem of my youth, to which I had added in another “I made only one mistake in my life, I got everything wrong”, as if there had been, by way of an epilogue, a natural and dignified exit, I had made my verse, more modern than the old one, an auto-de-fe that was anything but transitory. On the basis of these observations, I said to myself: “We are on the right track, why stop 'en si bon chemin'?”
So, without falling back, my interests turned to the most contemporary experiments with the now abandoned and, at times, regretted typewriter. I constructed texts, signs, shapes and two-dimensional images, which gradually became, with the addition of various objects and supports, increasingly
three-dimensional.
Adriano Spatola from Italy (I was already living in Paris) invited me to publish my “old” (not all of them forgotten) linear poems and my new visual poems in his magazines Geiger and Tam-Tam. Together with him, my creative and artistic “journey” began a new season, a new style of writing and a new adventure. Over time, my new poems left the page and entered galleries and museums. From the typographical explosion and transgression, which began a sort of aesthetic redemption of the poetic word, even everyday objects, such as cigars, chessboards, models, sound books enclosed in a metal dust jacket, and different types of macaroni, followed by my series of “Poesia Maccheronica” [Macaronic Poetry] with the slogans of Paris 1968 as a backdrop, etc., became part of my poetical-artistic constructions and elaborations. In certain works, I attempted to bring together painting, writing, music, sound objects and film in a contaminating and sedimentary assemblage of various codes, tending towards that ancient and modern idea of a total or totalising art.
Outside of an apparently playful context, despite the irony of certain creations, and although it is not theatre, some of these works do not lack a dramatic function and substance. As Ionesco said, quoting Duhamel: “Humour is the politeness of despair.”
Then came a moment when my mind was carried away by more precious, complex and imposing structures. Entire poems, hyper-musical scores, written and composed ad hoc, complemented by images of classical works “laminated” or reduced to micro-fragments, and inserted between the verses or musical notes, in the opposite manner to that of the “decollagists”, took shape, creating a visual and poetic vibration. All this was constructed on thick packaging paper which, standing out in monumental verticality, is not easy to install even in the high ceilings of museums, as it easily reaches five or six metres in height.
My work, as the art critic Laura Monaldi wrote, “is full of irony, ranging from zero-level writing to the overturning of myths and objects of contemporary culture, investing them with new meanings, often desecrating and decontextualising them, deliberately touching on paradox”. Eugenio Miccini adds: “Claudio's works are ‘exorcised’ by that purifying character of irony that is equivalent to taking a stand, directing a gaze that ranges from smiling to mocking, from amused to sarcastic. And if he were not lacking in cynicism, I would compare him to the pop experience”. My forms of artistic creation in general and visual poetry in particular, as Adriano Spatola said of his work, but which I can make my own, “are characterised by controlled provocation, by wide-ranging semantic openings... based no longer solely on aesthetic laws but also on statistical ones, representing a decisive step towards the radical renewal of the imagination”.
* « There is no way ["verse" in Italian] to write one [i.e. a verse]. »
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